Lectures de textes d'Arnauld Pontier (édition Actes Sud) par le Théâtre du Doigt dans l'Oeil et rencontre avec l'écrivain ARNAULD PONTIER
en 2004, il a reçu le prix littéraire Marguerite Yourcenar pour La Treizième Cible
"On n'échappe pas à une empreinte, par définition (on peut seulement la combler, par l'écriture, par exemple ...). Mais personne ne vous force à la reproduire, qu'elle soit positive ou négative. Il faut regarder devant soi, faire sa propre vie, en tirant des leçons de la manière dont on vous a lancé dans cette vie ..." Anauld Pontier
Merci à Arnauld Pontier pour sa venue et ses propos pleins d'émotions et de motivation constructive.
France3 AUVERGNE a relaté l'évènement le 2 août 2006 au JT du 19/20
Copie des propos notés par Arnauld Pontier sur son site internet suite à sa venue :
"Patricia Léger et Gérard Defour, en pleine lecture
d'extraits de mes quatre romans.
Un beau choix, une belle diction, un public nombreux.
De l'émotion pure !
Merci ! "
Article paru dans la presse les "Dernières nouvelles d'Alsace" du 22/10/2004: Les élèves du lycée Marguerite-Yourcenar d'Erstein ont décerné leur prix littéraire à Arnauld Pontier, pour son roman « La treizième cible ». Débarqué pour l'occasion de la région parisienne où il vit avec femme et enfants, l'auteur a parlé de son rapport avec l'écriture.
Le CDI du lycée Marguerite-Yourcenar est rempli d'adolescents. L'espace réduit entre chaque chaise oblige quiconque veut aller d'un point à un autre à se contorsionner, ou à faire le tour par l'extérieur. Tout ce monde est rassemblé pour remettre le prix littéraire attribué tous les ans par les lycéens.
Cette année, c'est Arnauld Pontier qui a été choisi, pour son deuxième roman, « La treizième cible ». L'histoire d'un enfant au milieu d'un père violent et d'une mère absente, dans le Viêt-nam et l'Algérie du temps des colonies.
Cette rencontre en direct avec des lecteurs, Arnauld Pontier y tient. Pour parler avec ceux qui lui ont décerné un prix, mais aussi pour leur montrer qu' « un écrivain est quelqu'un comme tout le monde, qu'on existe bien ». Et de leur expliquer comment il fonctionne. A 47 ans, Arnauld Pontier, éditeur de profession, a 29 années d'écriture derrière lui. Et a noirci des milliers de pages, restées enfermées dans une armoire jusqu'en 2002. Le déclic, c'est un ami qui « a lu un de mes manuscrits et m'a dit que je devais l'envoyer à des éditeurs ». Le courrier part, le livre plaît, et « La Fête impériale » est imprimée.
Toutes les nuits
Si l'écriture « est la chose que j'ai faite de mieux pour me construire », la publication de son travail apporte une dimension supplémentaire. « On n'écrit pas de la même façon quand on sait que c'est pour les autres. Avant je croyais que ce serait très déplaisant. » Et au contraire, « j'ai d'autant plus de plaisir à écrire que je sais que d'autres vont y prendre du plaisir ». Ce qui ne change pas, c'est sa manière de faire. « Je corrige et je refais beaucoup, 18, 20, 30 fois. J'écris une histoire à la première personne, puis je la réécris à la deuxième, au présent, puis au passé... Il n'y a pas de génie, mais de la sueur. » Seconde constante, son emploi du temps. « J'écris entre 4 h et 5 h par jour, tous les jours. Ou plutôt toutes les nuits, de 23 h à 3 h 30. Après, je me lève à 6 h 50 pour emmener les enfants à l'école. Puis, c'est 9 h, et je vais travailler. » Le soir, à la sortie du boulot, c'est famille, ou cours de tai-chi. Et, quand sa maisonnée est endormie, il rejoint son bureau. Un moment précieux qui n'appartient qu'à lui, mais qui ne déborde jamais sur le reste de sa vie. « Je ne suis pas écrivain 24h/24, je suis aussi un éditeur, un sportif, le papa de mes enfants, l'amant de ma femme… »